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Je suis Chinois. Et toi ?
Galerie Nathalie Gas & Bernard Guillon
11, rue de Miromesnil - Paris 8eme (plan d'accès)

press release
e-invitation

13 octobre - 19 novembre 2011
vernissage: jeudi 13 octobre de 18 à 20h
portrait du bonheur Chinois lors du vernissage avec la participation de Piyarat Rattanakompon
note: this page is in french. For information in english or more details in french, please contact us.
textes
L'Être Chinois par Alexis Kouzmine-Karavaïeff, directeur ifa gallery
Un Chinois. Aperçu par Zane Mellupe, commissaire d'exposition indépendente
L'Être Chinois

Après 105 mois de vie en Chine ce 13 octobre, 1er jour de l’exposition des artistes d'ifa gallery, à Paris, il me reste autant, voire plus d’interrogations sur l’identité chinoise, que le jour de mon arrivée.
Mais le thème de cette exposition « Être Chinois » n’est pas seulement une interrogation « d’étranger », c’est celle de beaucoup de Chinois, notamment de beaucoup d’artistes que nous rencontrons.

Fan Jiupeng, jeune expressionniste et ancien élève de Liu Xiaodong, peint sur les deux faces de papiers calques révélant ainsi les deux facettes de Chinois dits « ordinaires » (laobaixing).

Tong Yan Ru’nan, dépeint aussi deux facettes du même portrait d’un individu également « ordinaire » : une personne de la rue, un policier, lui-même… Ainsi sont peints deux portraits identiques à des moments différentes, disposés l’un à l’endroit et l’autre à l’envers reflétant le premier, et révèlant cette double identité.

Mao Tongyan, nom fictif d’une artiste occidentale, s’engage encore davantage dans l’analyse de la place de l’individu de la société Chinoise ; il met en scène les victimes du développement économique effréné, notamment la folle promotion immobilière.
Mao (alias Zane Mellupe) s’interroge sur la possibilité pour un Chinois de prendre une autre nationalité, alors qu’il est impossible pour un étranger de prendre la nationalité Chinoise.

Jeune artiste de Hangzhou, Li Rui travaille des récipients en verre joints, elle développe l’idée d’une face cachée derrière le masque en tirant de façon exagérée les traits des personnages.

Yang Xun, fait quant à lui le portrait d’une Chinoise en réinterprétant ou créant une histoire, un souvenir, le passé d’un individu qu’il lui semble avoir connu. Cet artiste de Chongqing a une idée très claire de ce que signifie « être Chinois » pour un Chinois ; il définit le « Chinois typique » avec assurance.

Shao Shao, grâce au médium de la photographie retouchée et à l’animation flash, reproduit un univers mystique en mouvement où des hommes Chinois nus en érection sont figés. Ce monde sombre, avec une bande son qui est une compilation de nombreuses musiques de films, rend l’atmosphère à la fois lourde par son contenu et légère par son mouvement : un enfer paradisiaque ou un paradis infernal…
Lorsque nous posons la question à Shao Shao, il associe le consumérisme et l’influence occidentale à l’interrogation sur l’appartenance à « l’identité chinoise ». Il conclut que si lui est bien Chinois, il doute de l’opinion que certains de ses interlocuteurs ont de leur propre identité.

Je ne suis pas Chinois mais Fan Jiupeng, Tong Yan Ru’nan, Li Rui, Yang Xun et Shao Shao le sont, évidemment. Mao Tongyan, alias Zane Mellupe, c’est une autre histoire. Mais l’être Chinois de la guerre de l’opium, de la révolte des Boxers, de la guerre sino-japonaise, de la Longue Marche, du Grand Bond en Avant, de la Révolution Culturelle, du développement économique forcené, de la Place Tian’An Men, des Jeux Olympiques, est-il le même aujourd’hui ? Je ne pourrai jamais l’affirmer avec certitude mais je le pense. Les Chinois de l’étranger se considéreront toujours comme des Chinois ; moi je serai toujours un vieil étranger (laowai) que je sois à Shanghai, à Paris ou à Durban.

En saurons-nous davantage avec cette exposition ? Je ne le crois pas, mais ce que nous apprendrons, c’est que les Chinois eux-mêmes se posent en permanence, de façon quasi obsessionnelle, la question de leur identité.

Alexis Kouzmine-Karavaïeff, directeur ifa gallery ● 3 octobre 2011
Un Chinois
aperçu

« Elle me parla avec un accent de Hong Kong, elle ne voulait pas que je pense qu’elle était de Chine continentale, me dit-elle ensuite »

« Il dit qu’il a emporté en Allemagne un sac rempli d’espèces, et quelqu’un le lui a volé, car les gens savent que les Chinois du continent voyagent avec plein d’espèces, même dans un sac en plastique »

« Elle m’a dit comment elle a pris un bateau en Chine pour rejoindre Londres, mais que maintenant elle veut rembourser ses dettes et retourner en Chine, car il est plus facile de se faire de l’argent en Chine. »

 « Je leur ai dit que leur fille sera aussi bien traité en Europe que j’ai été traité en Chine »

« Elle dit qu’elle a travaillé dans la cabine d’un ascenseur pendant ces vingt dernières années, elle a 10 dents et elle est assise là dans un espace de 1,80 mètre sur 1,80 mètre sur 2,20 mètres, contente que sa fille ait la chance d’étudier en France avec la perspective d’un meilleur futur. »

 « Il dit que son fils est revenu à la maison et lui a raconté que tout en Chine est mauvais. Son cœur sursauta. »

« Elle dit qu’elle s’en est allée aux Etats-Unis il y a 10 ans, et chacun la regardait de travers car elle est de Chine continentale. Mais maintenant, lorsqu’elle va là-bas, tout le monde apprécie de la voir. »

 « Il dit que la vague de mariage envers les hommes étrangers est terminée car les femmes Chinoises ont réalisé que les hommes Chinois font plus d’argent et qu’ils sont plus orientés vers la famille que les occidentaux. »

« Elle m’a dit que son voisin à la campagne a eu un second enfant, et parce qu’il ne pouvait pas payer l’amende, ils ont commence à démolir la maison. »

« Elle me dit fièrement que dans les magasins de luxe en France, si tu parles Chinois, tu as 100€ en plus sur ton salaire. »

« Elle dit que finalement elle était fière d’être Chinoise. »

Zane Mellupe, commissaire d'exposition indépendente ● 4 octobre 2011